Le Programme national d’accueil en urgence des scientifiques en exil (PAUSE), conçu par le Collège de France, existe depuis le 16 janvier 2017.

Accueil des scientifiques en danger

La prolifération accrue des conflits à travers le monde et les dérives autoritaires de certains régimes alimentent la « crise des réfugiés » en Europe.
Les scientifiques et les intellectuels, dont la mission est de chercher la vérité, s’opposent par nature à l’arbitraire et au mensonge qui nourrissent ces crises, et sont des cibles désignées de la répression.

Avant 2016, aucun dispositif national d’aide à l’accueil des chercheurs et enseignants-chercheurs n‘existait en France, contrairement aux États-Unis, au Royaume-Uni ou en Allemagne. Le Secrétaire d’État à l’Enseignement supérieur et à la Recherche, Thierry Mandon, a ainsi décidé et annoncé, le 13 octobre 2016, lors du colloque de rentrée du Collège de France « Migrations, réfugiés, exils », la création du programme PAUSE.
Doté d’un financement initial du Ministère de l’Éducation nationale de l’Enseignement supérieur et de la Recherche de un million d’euros, ce programme est piloté depuis le Collège de France et abrité dans les locaux de la Chancellerie des universités de Paris.
Le programme est soutenu par un prestigieux comité de parrainage co-présidé par Edith Heard, professeure au Collège de France, et Alain Prochiantz, Administrateur du Collège de France.

Fonctionnement

Au terme d’un processus d’évaluation, le programme accorde des aides à des établissements d’enseignement supérieur et de recherche publics projetant d’accueillir en leur sein des chercheurs et enseignants-chercheurs étrangers en situation d’urgence. La subvention de co-financement pour les recrutements varie de 20 000 à 60 000 euros.
Les appels à candidatures annuels sont relayés par la coordination du Comité réfugiés à l’ensemble de la communauté scientifique.

Ce projet permet depuis 2019 un accompagnement complémentaire des chercheurs accueillis grâce à un programme d’insertion qui devrait permettre une meilleure intégration sur le long terme.

Le site universitaire grenoblois a ainsi accompagné des dossiers et accueilli plusieurs chercheurs réfugiés dans des laboratoires.